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Choisir sa référence, c’est choisir son camp

Ces temps-ci, je m’intéresse beaucoup à la question des «changements climatiques». Je mets le terme entre guillemets, car il s’agit d’une expression que les faiseurs d’images semblent nous avoir enfoncée dans la gorge, peut-être pour nous faire oublier le «réchauffement climatique», terme plus risqué car plus précis. Ou encore pour enterrer pour de bon «l’effet de serre», qui fait tellement années 70. En fait, le terme «changement climatique» est une redondance quand on y pense un peu. N’est-ce pas la nature même du climat de changer?

Si la question du climat génère parfois un cumulonimbus au-dessus de ma tête, il reste qu’elle me stimule, car cette question englobe un ensemble assez représentatif des phénomènes qui définissent la pratique de l’écologie et de la science au 21e siècle. Permettez-moi donc de vous entretenir d’un de ces phénomènes, qui s’avère une source de confusion majeure dans ma profession d’écologiste: les références temporelles. Comme dans «quand j’étais jeune, il y avait [citez un trésor écologique de votre choix]», ou encore «avant la révolution industrielle, [ajoutez un énoncé sur la pollution]» ou l’incontournable «avant l’arrivée des Européens, il y avait [ajoutez ici le paysage bucolique de votre choix]». Vous voyez le portrait.

Vie-sauvage

Données objectives et période subjective
Pourquoi se préoccuper des références temporelles? Parce que notre vision du monde, particulièrement en écologie, peut faire des virages à 180 degrés selon la période de référence choisie.

Prenez le cas des changements climatiques. Si vous lisez le moindrement sur le sujet, vous allez finir par voir des graphiques de «séries temporelles», c’est-à-dire présentant en ordonnée (verticale) une variable quelconque (généralement associée à la température) et en abscisse (horizontale), le temps en années. Ici, la référence temporelle revient essentiellement à décider jusqu’à quelle année on remonte dans le temps. Or, si le signal (par ex. la température) varie de manière complexe avec le passage du temps, il y aura forcément des périodes de hausse, des périodes stables et des périodes de déclin. Il devient alors facile de se concentrer sur l’une ou l’autre de ces périodes pour mettre en évidence une hausse, une stabilité ou une baisse des températures. Et pour compléter le portrait, il ne reste qu’à ajuster l’échelle verticale pour obtenir l’amplification voulue du signal, et voilà! La table est mise pour les conclusions fracassantes. La procédure complète a été décrite dans le classique How to lie with statistics de Darrell Huff (1954).

Moyennes annuelles de CO2 atmosphérique

Moyennes annuelles de CO2 atmosphérique
Source: scrippsco2.ucsd.edu

 

Prenez l’exemple du CO2, en vedette cette semaine parce qu’il a atteint 400 ppm dans l’atmosphère. Si la hausse de CO2 dans l’atmosphère, causée par les activités humaines, apparaît déjà inquiétante dans le graphique de gauche, celui de droite a de quoi faire paniquer! Une telle distorsion peut paraître grotesque, et pourtant on la voit intégralement dans la parution du 2 mai dernier de la célèbre revue Nature1, où l’on réitère les dangers de cette hausse.

Bon, je m’écarte du sujet. Pour les personnes séduites par l’idée qu’une catastrophe se prépare, il est stratégique de remonter à la fin du petit âge glaciaire, soit vers 1850, car depuis cette référence arbitraire, la planète s’est effectivement réchauffée considérablement, donnant l’impression d’une tendance inexorable et potentiellement catastrophique.

Par contre, si vous êtes allergique au catastrophisme, je vous suggère comme référence l’optimum climatique de l’holocène (il y a 5 à 9 millénaires). Lors de cet optimum, la planète aurait été généralement plus chaude que maintenant, au point de rendre bien peu remarquable la «montée de lait» du climat actuel. Ou encore, toujours si vous êtes d’un scepticisme tendancieux, vous aimerez la référence 1998, car depuis les alentours de cette année suintante, on n’aurait observé aucun réchauffement global de l’atmosphère, selon le président du GIEC2, au grand dam de nos modélisateurs.

La cible qui bouge
Si les références temporelles ne servaient qu’à délimiter les axes de graphiques, le problème serait plutôt académique, au sens péjoratif du terme. Malheureusement, il en est autrement.

Pour les gestionnaires des milieux naturels et les lobbyistes, une référence temporelle devient souvent une cible, un état «naturel» et idyllique des choses. Dans le cas du climat, si votre référence est 1850, il est logique de plaider pour une taxe de carbone.

Mais si votre référence est l’optimum climatique de l’holocène (ou celui du Moyen Âge), le laisser-faire, ou encore l’encouragement à utiliser des véhicules utilitaires et autres monstres de la route apparaissent tout aussi rationnels! En bonus, nos descendants pourraient voir le Sahara reverdir, tel qu’il était apparemment il y 6 à 10 000 ans!

Il est amusant de voir combien les prescriptions basées sur la science peuvent reposer entièrement sur une référence temporelle totalement arbitraire.

Quel bon vieux temps?
Le problème des références est loin de se limiter au climat. En biologie de la conservation, on parle du problème du shifting baseline (ajustement des références). Ce terme est attribué à l’écologiste Daniel Pauly, qui déplorait la révision à la baisse des points de référence pour mesurer l’évolution des stocks de poissons marins.

Imaginez par exemple un retour de Darwin sur les îles Galápagos en 2013. Il serait sans doute horrifié par l’état des lieux, y voyant une zone sinistrée où des espèces autrefois abondantes sont maintenant menacées de disparition. Pourtant, aujourd’hui même, un touriste arrivant à cet endroit sera estomaqué par la beauté naturelle de l’endroit. De manière similaire, un ornithologue sera profondément perturbé par la déforestation dans un paysage naturel, tandis qu’un géomorphologue sera vaguement intrigué. Pour ce qui est de l’astronome ou du géologue, j’imagine qu’il faudrait un impact de comète pour leur faire perdre le sommeil! On pourrait se demander: parmi ces personnes, qui a raison? Mais cette question n’est pas pertinente, car leur référence est strictement personnelle.

De toutes ces histoires de cibles qui bougent et de références temporelles, je constate qu’il serait naïf sinon malhonnête de prétendre à l’objectivité quand vient le temps de justifier des cibles de protection de l’environnement. Vous êtes bien malin si vous pouvez m’offrir une période de référence objective pour mesurer l’ampleur d’un changement, que ce soit dans le climat, la population d’une espèce ou les propriétés d’un écosystème.

Que doit-on retenir de tout cela? Est-ce qu’on doit tourner le dos aux problèmes environnementaux et se préoccuper de choses plus importantes comme de la gagnante du concours télévisé «La Voix»? Si vous voulez mon avis, absolument pas! Mais si vous voulez porter le chandail des sauveurs de planète ou encore celui des tenants du statu quo, de grâce, j’ose dire: assumez-vous et faites-le au nom de votre expérience, voire de vos émotions personnelles, et pas sous des prétextes scientifiques. La réputation de la vraie science (disons, celle de Karl Popper) et la vôtre ne s’en porteront que mieux. Perso, je porte le chandail des sauveurs de planète. J’aime bien covoiturer ou enjamber mon vélo pour aller au travail, pas pour me soumettre à un impératif pseudoscientifique, mais bien pour enjoliver mon quotidien et vivre selon mes idéaux, dans le respect des autres.

1 Nature 497,13–14, 2013 doi:10.1038/497013a

2 Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, composé d’un mélange varié de centaines d’intervenants, par exemple des gestionnaires, des économistes, des lobbyistes et des scientifiques.

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  1. Publié le 4 février 2014 | Par André Desrochers

    Bonjour Monsieur Bouchez,
    Je vois que ce billet continue de froisser l’ordre établi. Alors en réponse à vos intéressants commentaires, je vais préciser ma pensée et en remettre plus que le client en demande.

    Vous dites: «Pourtant, il est désormais acquis que c'est cette vitesse sans précédent depuis les derniers 65 millions d'années qui pose problème». Acquis selon qui? Les palynologistes et autres spécialistes du paléoclimat seraient probablement en désaccord puisqu'à la sortie de la dernière période glaciaire, la fin d’une époque appelée Dryas récent (~11.5 ka), on a vu les températures d’une bonne partie de l’hémisphère nord, sinon du globe entier (pas encore clair) s’accroître d’environ 7 degrés Celsius en moins de 50 ans (comparez au 0.8 degrés de réchauffement depuis l’aube du 20e siècle). Des articles à la source de cette évaluation (dans des revues mainstream comme Nature) sont cités dans le dernier rapport complet sur les bases physiques (2013), dans Wikipédia (version anglaise) ou encore sur le site Web du NOAA –pas des climatosceptiques. On ne parle pas de blogues farfelus ou de complots pétroliers ici. Alors je ne sais pas si l’article que vous citez (dans Science en passant) fait référence au Dryas récent, mais il devrait selon moi. Mais plus rien ne me surprend dans le débat sur l’attribution des changements climatiques récents alors peut-être ignorent-ils ce phénomène. Je ne sais pas.

    Vous dites aussi « Vous tentez de faire croire que les climatologues choisissent les échelles temporelles afin de les manipuler. » Certains climatologues et climato-sceptiques avec un agenda politique le font sans doute, et c’est ce que je dénonce ici. D’autres, moins à la solde des climato-dollars ou des pétro-dollars, ne le font pas. Quant aux théories du complot, je vois de l’ironie lorsque les tenants de la responsabilité humaine dans le réchauffement récent accusent les sceptiques comme moi d’être à la solde justement des complots du lobby pétrolier. De toute manière, les arguments sur les complots ne mènent à rien, vous le savez sans doute.

    Vous parlez des cancérologues, etc. auxquels on devrait se fier en cas de maladie, tout comme on doit se fier aux climatologues quand vient le temps de parler climat (argument de George Clooney entre autres). L’argument par autorité ne m’impressionne guère plus que celui du complot. Dans le cas de l’attribution du réchauffement climatique récent aux humains, je suis désolé, mais à la lecture de nombreux articles dans des revues avec comités de pairs, on se rend compte que de nombreuses incertitudes fondamentales persistent, p.ex., quant au rôle joué par les nuages en basse altitude dans le forcing radiatif, les cycles multidécadaux dans le Pacifique et oui, l’intensité du rayonnement solaire (cette dernière hypothèse indigne tellement les « réchauffistes » que c’en est drôle). Et je ne parle pas du cafouillage récent concernant le plafonnement des températures atmosphériques depuis 15-20 ans (nié initialement, puis avoué par les tenants du réchauffement causé par l’humain, puis expliqué de manière ad hoc par une chaleur qui se cacherait au fond des océans et à des endroits du globe où on ne prend pas de mesures des températures atmosphériques). Le tout assaisonné par de fréquents appels à la modestie dans les revues scientifiques, bien sûr jamais publicisés par nos journalistes québécois couvrant les questions environnementales. Je ne sais pas pour vous, mais quant à moi, les climatologues de tout acabit, surtout ceux (la grande majorité) qui font de la climato « en aval », du genre, étudier les conséquences des changements climatiques plutôt que leurs causes, ne me convainquent guère sur la question de l’attribution à date.

    Vers la fin vous dites : « c'est justement ce consensus (…) scientifique autour de l'influence prépondérante des activités humaines sur la rapidité du réchauffement climatique qui est à la base de la solidité de ce même consensus. » Est-ce que c’est moi ou c’est un raisonnement circulaire que vous nous offrez ? De toute manière, les études sur le consensus sont à mon avis d’une nullité remarquable. Ici je ne copie-colle pas une idée que j’ai lu sur un blogue climatosceptique – j’ai lu ces études en long et franchement elles sont pathétiques. Au final, vous avez sans doute raison de dire que la science du climat « s’affine » - en fait, on espère tous que son « affinage » la fera un jour converger avec la réalité, mais pour l’instant, du moins si l’on se fie aux modèles climatiques, le terme divergence serait plus approprié.

    Merci de votre commentaire provocateur !
  2. Publié le 3 février 2014 | Par Jérémy Bouchez

    Bonjour Monsieur Desrochers,

    Comme le mentionne Pascal Lapointe, vous omettez de mentionner la vitesse de l'augmentation de la concentration de CO2 dans l'atmosphère. Pourtant, il est désormais acquis que c'est cette vitesse sans précédent depuis les derniers 65 millions d'années qui pose problème. Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les conclusions d’une étude conduite par une équipe de scientifiques de l’université Stanford. Noah Diffenbaugh, professeur associé en science du système environnemental de la Terre, et Chris Field, professeur en biologie et en science du système environnemental de la Terre et directeur du département d’écologie globale de la Carnegie Institution, font remarquer que «la rapidité du changement durant le prochain siècle sera au moins 10 fois plus rapide que n’importe quel changement climatique des derniers 65 millions d’années.» (Voir l'article de Diffenbaugh et Field dans le dossier spécial d'août 2013 de Nature: http://www.sciencemag.org/site/special/climate2013/)

    Vous tentez de faire croire que les climatologues choisissent les échelles temporelles afin de les manipuler. Si c'était le cas, Monsieur Desrochers, il y a belle lurette que des articles évalués par les pairs tentant de «manipuler» les données (la théorie du complot chère aux climatosceptiques) auraient été rejetés.

    Finalement, ce qui me chiffonne, c'est que vous tentez de discréditer les conclusions scientifiques d'experts du climat... alors que vous n'êtes pas un expert du climat, autrement dit, pas un «pair». Vous me direz, moi non plus. Certes, mais si des centaines, voire des milliers de cancérologues vous annonçaient que vous souffrez d'un cancer du poumon et que votre tabagie vous conduit très certainement vers la mort, feriez-vous plus confiance à un urologue ou aux nombreux cancérologues spécialistes? Je vous laisse en juger.

    Il serait bon également de mentionner la vision Kuhnienne de la science qui stipule que celle-ci est un ensemble de matrices disciplinaires (qui a remplacé le terme paradigme) qui sont basées sur des pratiques scientifiques éprouvées. C'est de plus en plus le cas en science du climat et c'est justement ce consensus (je sais que vous n'y croyez pas) scientifique autour de l'influence prépondérante des activités humaines sur la rapidité du réchauffement climatique qui est à la base de la solidité de ce même consensus. Contrairement à la vision popérienne de la science (que je ne réfute pas, mais qui se complète avec la vision de Thomas Kuhn), la science du climat s'affine, et ce malgré les quelques anomalies qui tendent à la discréditer. C'est un processus normal en science et cela vient même renforcer les conclusions de la communauté scientifique en science du climat.

    Cordialement.
  3. Publié le 31 août 2013 | Par Pascal Lapointe

    «Pourtant, les niveaux actuels sont bien inférieurs à ceux d'autres périodes où la biodiversité était florissante.»
    J'espère que vous ne croyez pas que vous venez de faire une découverte, ni que les climatologues n'en ont jamais parlé. Les climatologues n'ont jamais prétendu que la hausse du CO2 allait tuer la vie sur Terre. Le débat sur le réchauffement actuel est basé sur la vitesse à laquelle se fait ce réchauffement, avec les conséquences que ça aura, à notre échelle de vie humaine. Pas à l'échelle des temps géologiques.
  4. Publié le 20 août 2013 | Par André Desrochers

    @Pascal Lapointe
    Un mythe dont SkepticalScience ne semble pas discuter est que «les niveaux de CO2 actuels sont sans précédent». Pourtant, les niveaux actuels sont bien inférieurs à ceux d'autres périodes où la biodiversité était florissante. Par exemple, le CO2 atteignait plusieurs milliers de ppm lors du Jurassique. Sans ignorer les dangers potentiels d'une augmentation subite des gaz à effet de serre, je réitère l'idée que les débats sur le climat sont pollués par des choix totalement arbitraires d'échelle temporelle.
  5. Publié le 10 juin 2013 | Par André Desrochers

    @ Pat R.

    «Donc après avoir été cité par des créationistes pour des travaux sur l'évolution des ailes d'oiseaux, c'est maintenant les climato-septiques qui vont vous citer!»

    Je ne mettrais pas les «climato-sceptiques» dans le même panier que les créationnistes. Les climato-sceptiques sont par ailleurs très variés dans leurs opinions, allant du rejet de la science motivé par le souhait d'un statu quo, à un appui total à la science qui se reflète dans le rejet de l'argument par l'autorité et un regard critique sur les données. Ironiquement, le déni est de plus en plus une caractéristique des «réchauffistes» qui semblent ignorer dogmatiquement le plafonnement gênant des températures atmosphériques depuis près de 20 ans et la piètre performance des modèles de circulation atmosphérique (voir l'article récent dans Science à ce sujet: STEVENS, B., and S. BONY. 2013. What Are Climate Models Missing? Science 340:1053-1054. DOI: 10.1126/science.1237554). On ne parle pas ici d'une publication partisane financée par le «Big Oil».
  6. Publié le 3 juin 2013 | Par Pat R.

    En ce qui concerne l'axe des Y des deux graphiques présentés, il doit bien exister des «règles» statistiques objectives qui dictent quelle échelle utiliser lorsqu'on présente des données dans un graphique. Une procédure qui, peu importe la nature des données, produit un graphique qui aurait l'avantage de pouvoir être comparé/surperposé avec un autre graphique tracé avec les mêmes règles. Avec la complexité des tests statistiques, j'ai de la difficulté à croire que la présentation des données soit complètement improvisée par l'auteur même du graphique.

    Pour ce qui est du point de référence à utiliser pour l'axe du temps, je pense qu'on doit le choisir en fonction de ce que l'on veut démontrer. Évidement que le climat a changé, change et changera (Cabrel sort de ce corps!). Dans le cas des changements climatiques, si on veut montrer qu'ils ont une origine anthropique, il me semble logique de reculer quelques siècles tout au plus. Alors que si on veut montrer que le climat change aussi naturellement il va de soit de présenter les données qui remontent à des ères géologiques plus éloignées.

    Bref, je pense qu'il y a moyen d'être objectif si on se base sur la logique mais que trop souvent la tentation d'être subjectif pour plaider sa cause est trop tentante. Voilà le problème!

    Ce billet risque de soulever un problème plus gros que celui dont il parle... J'ai bien peur que des gens y voient là un argument de taille pour nier l'existence des changements climatiques/réchauffement planétaire/effet de serre. En plus, cet argument est apporté par un scientifique de haut niveau. Donc après avoir été cité par des créationistes pour des travaux sur l'évolution des ailes d'oiseaux, c'est maintenant les climato-septiques qui vont vous citer!
  7. Publié le 18 mai 2013 | Par Pascal Lapointe

    Les deux graphiques donnés en exemple semblent suggérer que Nature aurait choisi le plus dramatique pour servir une cause, mais en réalité, il y avait un 3e choix, qui aurait été encore plus dramatique: http://www.skepticalscience.com/print.php?r=58" >www.skepticalscience.com/print.php?r=58.
  8. Publié le 14 mai 2013 | Par SB

    «Vous êtes bien malin si vous pouvez m’offrir une période de référence objective (…)»

    Et si nous prenions, comme «période de référence objective» la totalité de l’existence de l’espèce humaine, jusqu’à maintenant. Ne pouvons-nous pas constater que cette espèce n’a cessé de croître depuis sa naissance? Serait-ce subjectivité de nous rendre compte qu’elle «utilise» les ressources de la planète davantage que n’importe quelle autre espèce animale et qu’elle est capable de le faire plus que n’importe quelle espèce?

    Nous savons que les ressources de la nature ne sont pas illimitées et nous savons qu’elles ne peuvent se renouveler qu’à une certaine vitesse. Nous pensons bien (subjectivité?) qu’une espèce en démographie sans cesse croissante dotée d’une grande capacité d’utilisation (destruction) des ressources est en mesure de «détruire» plus rapidement que la planète ne peut se reconstruire. Nous n’en sommes pas certains, mais nous pensons que c’est possible. Devant une telle possibilité, est-ce pure émotivité que de vouloir appliquer un principe de précaution générale? Ou cela ne relève-t-il pas d’une question de logique tout à fait rationnelle?

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