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12 éléments qui influencent la valeur d’une maison

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Augmenter la valeur de sa maison, c'est possible? Certains facteurs y contribuent en tout cas. En voici 12, dont certains vous surprendront peut-être!

Qu’est-ce qui détermine la valeur d’une maison? Son âge, son état général, mais aussi une foule d’éléments dont plusieurs n’ont aucun lien avec le bâtiment lui-même. Loin d’être stables, ces caractéristiques varient selon les modes, le temps, les lois du marché. Autant le dire: fixer le prix d’une demeure est un exercice complexe qui recèle bien des subtilités.

::François Des Rosiers

François Des Rosiers

Ces subtilités, François Des Rosiers1, professeur au Département de finance, assurance et immobilier de la Faculté des sciences de l’administration, les place sous sa loupe depuis plus de 30 ans. À la suite de nombreuses analyses et collectes de données, lui et ses collègues sont arrivés à cibler des facteurs qui, tout en étant nuancés, influencent la valeur d’une propriété.

Le bâtiment lui-même

1- Le nombre de pièces

Certaines caractéristiques physiques sont des marqueurs classiques de la valeur d’une maison. Son âge et sa grandeur déterminent jusqu’à la moitié de sa valeur. D’autres facteurs s’expliquent par des tendances récentes. Le nombre de pièces, par exemple. Plus elles sont nombreuses, moins c’est un avantage. Étonnant? L’explication est dans la mode aux aires ouvertes. En habitation, le design actuel mise beaucoup sur la luminosité. Dans ce contexte, trop de murs et de pièces fermées dans une maison devient un handicap, souligne François Des Rosiers.

2- Des attributs de «luxe»

piscine_150Climatisation, aspirateur central, salles de bain multiples, plancher de bois massif: ces attributs dits de «luxe», autrefois listés parmi les extras, sont désormais pris pour acquis par les acheteurs. Leur absence peut donc jouer négativement sur la valeur d’une maison. Un cas particulier? Celui de la piscine excavée. Les analyses du professeur Des Rosiers démontrent que son coût de construction reste toujours supérieur par rapport au gain qu’elle arrive à procurer à la valeur d’une demeure.

3- Les rénovations récentes

Le réaménagement de certaines pièces peut contribuer à hausser le prix d’une maison. C’est vrai en particulier pour la cuisine et pour la salle de bain. La rénovation domiciliaire est d’ailleurs en vogue chez nous. Selon des données de Statistique Canada mises à jour par l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), les Québécois ont dépensé 12 G$ en 2014 pour cette activité. Mais attention! Avant d’ouvrir son portefeuille, nuance François Des Rosiers, mieux vaut s’assurer que les travaux planifiés ne plaisent pas qu’à soi-même. Les goûts en matière de design et les exigences des gens ont considérablement changé depuis les dernières décennies. Un design jugé élégant par l’un ne l’est pas nécessairement par l’autre. Si le résultat des rénovations ne plaît qu’à vous et aux vôtres, adieu la valorisation!

1 François Des Rosiers est aussi membre du Centre de recherche en aménagement et développement (CRAD) et du réseau Villes Régions Monde (VRM).

Publié le 25 novembre 2015

  1. Publié le 9 juillet 2016 | Par ayyar najat

    Je suis intéressée par votre article. Merci.
  2. Publié le 30 novembre 2015 | Par Mélanie Darveau

    Bonjour M. Bourassa,

    Merci pour votre vigilance. Nous avons choisi d'utiliser la locution «centre d'achats» bien qu'elle soit considérée par certains comme un anglicisme, puisque l'Office québécois de la langue française la reconnaît comme un synonyme courant de «centre commercial» au Québec et accepte son utilisation dans certains contextes (http://bit.ly/1PW7wHZ).
  3. Publié le 28 novembre 2015 | Par Réal Bourassa

    Point 8: Centre d'achats devrait être remplacé par centre commercial qui, à mon avis, est plus juste.
  4. Publié le 28 novembre 2015 | Par Guyanne Couture

    Malheureusement, c'est une vieille étude... Aujourd'hui, nous sommes dans un marché d'acheteur, ce qui n'était pas le cas au début des années 2000 et plus tard, dans les années 2006-2008, alors qu'une maison pouvait se vendre en moins d'un mois; les agents d'immeuble estiment maintenant que le temps moyen pour vendre une maison à Québec est de quatre mois. Pour deux cas, j'ai des amis qui attendent depuis le printemps et qui trouvent la situation assez difficile.

    Les 12 éléments cités sont intéressants, j'ai bien aimé.

    Mes meilleures salutations,

    Guyanne Couture
    Québec
  5. Publié le 28 novembre 2015 | Par Amadou Toure

    J'apprécie énormément ce billet qui porte sur les facteurs qui impactent la valeur d'une propriété. Vivant en Afrique, je suis bien conscient des réalités culturelles spécifiques à intégrer, mais j'estime que les éléments de M. Des Rosiers sont d'une vérité universelle.

    Je viens d'ailleurs d'envoyer l'article à mon épouse qui débute une carrière dans l'expertise immobilière et à d'autres personnes qui pourraient en tirer un énorme bénéfice. Merci pour les enseignements. Bien cordialement.

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