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Automne 2010

On cherche, on trouve

Des résultats de recherche en agriculture, santé, foresterie et plus...

DES PUNAISES DANS LE POPCORN
Pour répandre dans les champs la bonne quantité de punaises chargées d’éliminer les insectes ravageurs, l’équipe de Mohamed Khelifi, du Département des sols et de génie agroalimentaire, a mis au point un distributeur mécanisé qu’on accroche au tracteur. Des boîtes contenant un mélange de punaises et de maïs soufflé sont ainsi vidées automatiquement aux endroits déterminés lors du dépistage afin que les petits prédateurs se mettent au travail. Pourquoi le popcorn? C’est une façon économique d’éviter que les punaises restent accrochées aux parois de la boîte, s’agrippant plutôt au maïs soufflé.

Cette idée pourrait se retrouver bientôt dans les champs puisque deux anciens étudiants-chercheurs de l’équipe, les frères Sylvain et Yannick de Ladurantaye, viennent de remporter le premier prix 2010 du programme de bourses Pierre-Péladeau pour leur projet d’entreprise développé avec l’aide d’Entrepreneuriat Laval. Doté d’une bourse de 50 000 $, ce prix leur donnera un bon coup de pouce pour démarrer BIO IN qui commercialisera ce distributeur mécanique destiné aux producteurs biologiques.

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LA PROTHÈSE QUI CACHE LE CANCER

Les implants mammaires nuiraient au dépistage précoce du cancer du sein, mais la survie des femmes n’en serait pas affectée. Voilà les conclusions d’une étude publiée dans l’International Journal of Cancer par Jacques Brisson, du Département de médecine sociale et préventive, et des collègues canadiens. Les chercheurs ont comparé un premier groupe de 24 558 femmes du Québec et de l’Ontario ayant subi une implantation mammaire entre 1974 et 1989 avec un groupe témoin de 15 893 femmes ayant subi un autre type de chirurgie esthétique. Résultat: l’incidence des cancers est similaire dans les deux groupes, mais chez les premières, 13,2% des tumeurs sont détectées à un stade avancé (stade 3 ou 4), contre 5,5% dans le groupe témoin. Toutefois, les courbes de survie des deux groupes de femmes sont similaires.

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GENCIVES IN VITRO

Des chercheurs de la Faculté de médecine dentaire sont parvenus à produire en laboratoire un tissu analogue à celui de la muqueuse buccale humaine à partir d’un petit échantillon prélevé dans le palais. Cette muqueuse pourrait être greffée aux personnes aux prises avec des maladies ou des blessures affectant leurs gencives ou les autres tissus mous de leur bouche. Mahmoud Rouabhia et Patricia Allaire expliquent, dans l’édition en ligne de la revue Biomaterials, comment ils réussissent, à partir d’un prélèvement de 5 mm2 –une surface 60 fois plus petite qu’une pièce de 10 cents–, à produire 2000 mm2 de muqueuse en trois semaines. Les greffes d’un tel tissu pratiquées sur des souris ont donné des résultats concluants, ouvrant d’intéressantes perspectives d’autogreffe chez l’humain.

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L’AVENIR DANS LES FEUILLES DE THÉ

La concentration en antioxydants de la plupart des boissons commerciales au thé vert n’est pas suffisante pour produire des bienfaits sur la santé, révèle un article publié en ligne par Food Research International. Les signataires –Laurent Bazinet, Monica Araya-Farias et Alain Doyen, de l’Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), et Dominique Trudel et Bernard Têtu, du Centre de recherche en cancérologie– ont mesuré le taux d’antioxydants de la famille des catéchines dans sept boissons commerciales et y ont découvert de grandes disparités. Reconnus pour leur effet protecteur contre le cancer, ces éléments s’avèrent difficiles à extraire puis à conserver. L’équipe a elle-même mis au point un procédé d’extraction des catéchines qui permet de produire une boisson au thé vert dont le contenu en catéchines surpasse nettement tout ce qui existe sur le marché.

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FEU DE FORÊT ET FEU DE PAILLE

Menée par Steven Cumming, professeur au Département des sciences du bois et de la forêt, et des collègues canadiens, une étude montre qu’en forêt boréale, plus le réseau routier est dense, plus la fréquence des incendies déclenchés par la foudre est élevée. Les chercheurs, qui publient dans la revue International Journal of Wildland Fire, sont arrivés à cette conclusion après avoir analysé la répartition spatiale de 1043 feux de forêt allumés par la foudre dans le nord-est de l’Alberta entre 1995 et 2002. Pourquoi ce lien entre routes et feu de foudre? Après avoir repoussé de multiples hypothèses, les chercheurs retiennent celle de la présence, en bordure des routes, de matière combustible propice à l’allumage lors d’orages et à la propagation des feux, notamment des graminées qui laissent au sol de la paille hautement inflammable.
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