Archives des Printemps 2006 - Contact http://www.contact.ulaval.ca La zone d'échange entre l'Université, ses diplômés, ses donateurs et vous. Wed, 04 May 2016 15:59:49 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.8.1 Poussée de fièvre pour le jardinage http://www.contact.ulaval.ca/article_magazine/poussee-de-fievre-pour-le-jardinage-125/ Wed, 03 May 2006 05:00:00 +0000 http://testguid     D’abord, en courageux éclaireurs, viennent les crocus. Puis, si tout est au beau fixe, les narcisses s’empressent de les rejoindre. Bientôt, partout dans les plates-bandes, pointe l’espoir. Enfin, solennellement, les tulipes se dressent et claironnent une nouvelle victoire sur…

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Il n’en faut pas plus pour que des légions de Québécois, armés de pelles, bêches, binettes, coupe-bordure, transplantoirs, sécateurs, tire-racine et arrosoirs, répondent à l’appel printanier. Peu importe les coupures, les ampoules, les ongles noirs ou cassés, les courbatures et les factures de chiro, les jardiniers prennent d’assaut leur terrain et se livrent des heures durant à une activité dite de détente qui, il n’y a pas si longtemps, était considérée comme un labeur.

Les Québécois ne sont pas seuls à avoir bondi à quatre pattes dans la caravane du jardinage. Les preuves indirectes qui témoignent de l’ampleur de cette nouvelle révolution verte s’accumulent un peu partout en Occident. Les magazines, canaux spécialisés et sites Web consacrés au jardinage se multiplient comme des pissenlits. Le réseau de télévision par câble Home & Garden Television rejoint maintenant plus de 80 millions de foyers dans 26 pays. Et que dire des points de vente de plantes qui poussent plus vite que du chiendent.

Au Québec, plus du tiers des adultes s’adonnerait régulièrement au jardinage. «La popularité de cette activité crée une forte demande qui contribue à la vigueur actuelle de l’industrie de l’horticulture ornementale», commente Yves Desjardins, professeur au Département de phytologie et membre de la Table filière de l’horticulture ornementale qui veille au développement de ce secteur.

Entre 1999 et 2003, les producteurs de plantes et d’arbustes québécois ont vu leur chiffre d’affaires grimper de 154 à 231 millions$, une hausse de 50%. La valeur de leurs exportations a connu la même progression, passant de 17 à 25 millions$. Le Québec compte maintenant 7000 entreprises de production, de commercialisation et de services horticoles, dont les revenus globaux fracassent le milliard de dollars. En haute saison, ces entreprises emploient jusqu’à 36 000 personnes.

L’effet Floralies

Spécialistes de l’enseignement et de la recherche en horticulture, les professeurs Blanche Dansereau et Jacques-André Rioux, du Département de phytologie, identifient tous les deux le même point tournant dans l’attrait des Québécois pour la chose florale: les Floralies internationales de Montréal, en 1980.

«Quand j’ai commencé à m’intéresser à ce domaine il y a plus de 30 ans, certains le décrivaient encore de façon hautaine comme la “culture des petites fleurs”», se souvient M. Rioux. À cette époque, les phytologistes sérieux s’intéressaient surtout aux grandes cultures. «Les Floralies ont créé un engouement extraordinaire pour l’horticulture ornementale et les gens ont senti le besoin d’embellir leur milieu de vie.»

Blanche Dansereau croit que les Floralies ont aussi prouvé aux Québécois qu’on pouvait planter autre chose que du gazon, des tulipes et des haies de cèdre autour des maisons. «On pensait que les conditions climatiques ne nous permettaient pas de faire pousser autre chose, ce qui était faux», rappelle celle qui avait la responsabilité d’induire la floraison des plantes, lors du grand happening montréalais de 1980.

Les Floralies de Montréal ont peut-être déclenché la déferlante verte qui s’est abattue sur le Québec, mais certains changements sociaux avaient préparé le terrain. En effet, c’est à la même époque que le pourcentage de ménages québécois propriétaires de résidences a franchi la barre du 50%.

«L’accession à la propriété a favorisé le développement de l’aménagement paysager : un propriétaire investit plus qu’un locataire dans son lieu de résidence», soutient François Des Rosiers, professeur au Département de management et spécialiste en gestion urbaine et immobilière. En 1976, la province comptait 954 000 ménages propriétaires. Aujourd’hui, ce chiffre atteint 1,8 million, soit 58% de tous les ménages. Mais, comme en font foi les balcons fleuris des immeubles locatifs, l’accès à la propriété n’explique qu’en partie cette frénésie verte.

La popularité du jardinage, au Québec et ailleurs dans le monde, s’explique peut-être par le fait que cette activité constitue une réponse simple à plusieurs paradoxes de la vie moderne.

Vivre en ville – Être près de la nature
Les campagnes se vident et les villes se peuplent. Au Québec, la proportion de la population résidant dans les six grandes régions métropolitaines a augmenté de près de 10% au cours des 15 dernières années, pendant qu’elle demeurait stable dans le reste de la province. «L’urbain vit dans un monde de béton et d’asphalte, mais il a gardé ce besoin de contact avec la nature, estime Jacques-André Rioux. En ville, il la trouve dans les parcs ou dans les espaces verts qu’il aménage autour de sa résidence.»

S’affranchir du travail physique – Demeurer actif

La mécanisation du travail et l’économie du savoir ont libéré les travailleurs de tâches physiques astreignantes, avec les conséquences que l’on sait sur l’embonpoint et les maladies cardiovasculaires. «Le jardinage est une activité légère du point de vue aérobique, mais qui peut être assez exigeante pour certains groupes musculaires», commente Angelo Tremblay, spécialiste en kinésiologie au Département de médecine sociale et préventive. Les jardiniers brûlent entre 150 et 300 kilocalories par heure, selon l’ardeur qu’ils mettent à la tâche. Une heure de jardinage équivaut à une heure de marche ou de golf, et à deux à quatre heures de télé. «À plusieurs égards, le jardinage est une activité physique qui commande le respect», résume le kinésiologue.

Avoir un contact avec la terre – Rompre avec ses racines terriennes

Au Québec, qui disait jardin disait légumes. «Que ce soit en France, en Angleterre ou au Québec, les jardins ornementaux étaient un symbole de richesse associée à la bourgeoisie ou à l’aristocratie, alors que le peuple utilisait la moindre parcelle de terrain pour faire pousser des légumes», signale Jacques-André Rioux. Héritage d’une époque où il fallait travailler la terre pour subsister, le jardin potager est le parent pauvre de la présente vogue horticole. Les pelouses –inspirées par les prairies du Sud de l’Angleterre– et surtout les aménagements intégrant plantes, arbustes et arbres ornementaux –d’inspiration jardins anglais ou français– ont la cote. «La tendance actuelle est de recréer un milieu naturel avec le plus de fleurs possibles. Les gens font preuve de beaucoup de créativité, pour leur propre plaisir ou pour impressionner les autres», constate M. Rioux.

Dépenser dans un loisir – Faire fructifier son capital
Rares sont les loisirs qui rapportent plus d’argent qu’ils n’en coûtent; le jardinage fait partie de cette courte liste. Les chercheurs François Des Rosiers, Marius Thériault, Yan Kestens et Paul Villeneuve ont fait la démonstration que l’argent poussait dans les arbres, les arbustes et les plates-bandes. Cette équipe du Centre de recherche en aménagement et développement (CRAD) a documenté 11 éléments de l’aménagement paysager de 760 résidences unifamiliales ayant fait l’objet d’une transaction entre 1993 et 2000, dans la région de Québec. Ils ont ainsi établi que le prix de vente de la propriété augmentait en fonction directe du pourcentage de la superficie couverte par les arbres, les aménagements floraux ou la pelouse. Une simple allée de fleurs fait augmenter la valeur de la propriété de 4%.

Profiter de l’extérieur – Préserver son intimité
La belle saison est courte, au Québec, et les gens veulent profiter au maximun de leur cour, sans pour autant s’exposer constamment aux regards des voisins. C’est pour cette raison que les plantes qui peuvent servir de haies sont très recherchées. L’équipe du CRAD a d’ailleurs calculé que la présence d’une haie qui assure l’intimité d’une propriété augmentait de 8% la valeur de revente d’une
maison.

Rester à la maison – Se dépayser
«Le vieillissement de la population contribue au phénomène du cocooning et à l’engouement pour le jardinage, observe François Des Rosiers. Les gens sortent moins et ils investissent dans l’amélioration de leur milieu de vie.» Une enquête réalisée en 2003 par Statistique Canada sur les dépenses annuelles liées au jardinage appuie ses dires. Alors que ces dépenses se chiffrent à 137$ par année chez les moins de 30 ans, elles grimpent à 350$ dans le groupe des 35 ans et plus. Mais ce n’est pas parce qu’on reste davantage à la maison qu’on ne rêve pas de changer de décor. À preuve, la très grand majorité des plantes utilisées dans les aménagements paysagers ne sont pas indigènes au Canada. «C’est sans doute l’attrait de l’exotisme», avance Jacques-André Rioux.

Vieillir – Semer la vie
La passion du jardinage atteint son apogée après la cinquantaine. Que ce soit parce que les obligations familiales sont moins prenantes ou que l’heure de la retraite a sonné, les gens ont plus de temps à eux et nombreux sont ceux qui choisissent de l’utiliser pour semer la vie et créer de la beauté autour d’eux. Le vieillissement de la population laisse d’ailleurs présager des affaires d’or pour le secteur de l’horticulture ornementale. À plus forte raison depuis que «faire pousser des petites fleurs» n’est plus l’exclusivité des femmes.

Pour hommes aussi

Il y a une dizaine d’années, d’ailleurs, l’ex-hockeyeur Guy Lafleur en avait surpris plusieurs en devenant le porte-parole officiel d’un événement horticole d’envergure québécoise –Les 20 jours Fleurs, Pantes et Jardins– et en «avouant publiquement» qu’il pratiquait le jardinage.

Selon Claude Cossette, spécialiste en publicité et marketing au Département d’information et de communication, l’intention des responsables de l’événement était claire. «Par osmose, ils souhaitaient que les qualités de leur porte-parole se transposent aux adeptes du jardinage. Le message, ici, est qu’on peut jardiner et être un “vrai homme”.»

Que les hommes québécois aient embrassé l’horticulture –souvent par l’intermédiaire de leur conjointe– n’étonne pas Claude Cossette. D’une part, des études de marketing indiquent que le Québec est la société post-moderne la plus avancée dans le monde en ce qui a trait à l’égalité des rapports entre les hommes et les femmes. D’autre part, le Québécois est le mâle qui s’approche le plus de l’hermaphrodisme, avance-t-il. «Ça se répercute sur les activités que les couples pratiquent ensemble. Traditionnellement, le jardinage était surtout une activité féminine.»

Au Québec, poursuit-il, les hommes ont fait  beaucoup de chemin –plus que les femmes– pour combler l’écart qui séparait les activités féminines et masculines. En ce qui concerne le jardinage, c’est une très bonne chose, juge le professeur. «À mes yeux, la femme est le modèle perfectionné du genre humain. Parce que cette activité le rapproche de la femme, le jardinage est une démarche qui conduit l’homme vers son humanité.»

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UN JARDIN-ÉCOLE SUR LE CAMPUS

    Peu après l’ouverture de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation en 1962, le professeur Roger Van den Hende lance l’idée d’établir sur le campus une parcelle expérimentale où seraient rassemblées des espèces ornementales indigènes et des espèces rustiques ou semi-rustiques en vue d’hybridation possible. «Nos étudiants devraient, déclare-t-il alors, être en mesure de voir sur place les différentes plantes potagères, les petits fruits, les principales plantes ornementales.»
 
L’idée séduit et on lui confie la responsabilité d’ériger ce jardin sur une ancienne terre agricole au sol pauvre située à deux pas de la faculté. Avec les moyens du bord et un petit budget, il achète des sachets de semences, effectue les semis, multiplie les plantes par bouturage et par greffe, procède à des échanges avec d’autres institutions et –péché véniel à l’époque–  prélève des plantes indigènes dans la nature.

En 1966, les plants sont mis en terre sur ce plateau balayé par les vents qui est aujourd’hui devenu le Jardin Van den Hende. Ce jardin-école de six hectares abrite maintenant plus de 2000 espèces et cultivars, incluant des plantes indigènes du Québec et des plantes ornementales provenant d’Europe, d’Amérique et d’Asie.

Depuis son ouverture, ce site a accueilli des milliers d’étudiants inscrits aux programmes de baccalauréat de la Faculté, venus se familiariser avec la taxonomie des plantes et leurs maladies. «Nous utilisons très peu de pesticides afin de sélectionner les plantes qui ont une résistance naturelle», précise Jacques-André Rioux, du Département de phytologie, qui s’est lui-même initié à l’horticulture ornementale dans ce jardin, en 1969. Depuis la création du Certificat spécialisé en horticulture et gestion des espaces verts en 1995, les 200 à 250 étudiants inscrits chaque année à ce programme y peaufinent également leur science.

Le Jardin est également l’un des deux sites québécois d’évaluation des fleurs annuelles. «Chaque année, nous mettons  à l’essai plus de 200 nouvelles variétés de fleurs pour évaluer leur adaptation aux conditions québécoises, explique Blanche Dansereau. Le Jardin a été officiellement reconnu comme site d’évaluation par l’AAS (All-America Selections) en 1990, mais officieusement nous faisons ce travail depuis 1978.»

Pour partager ce trésor floral avec la population, l’Université a ouvert officiellement le Jardin au public en 1978 en organisant une fête champêtre. Devenu une tradition depuis, l’événement marquera cette année le 40e anniversaire du Jardin. Au programme des Trouvailles champêtres, qui auront lieu le 11 juin: exposition horticole sous chapiteau, visites guidées du jardin, circuits éducatifs, activités pour les enfants, conférences et vente à l’encan de plantes rares et des surplus du jardin.

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    HORTICULTURE VERTE?

En 2001, les Québécois ont acheté 263 000 kg d’insecticides et 53 000 kg d’herbicides pour usage domestique, une hausse de 7% et de 30% respectivement par rapport à 1992. Pendant la même période, les entreprises d’entretien des pelouses augmentaient leur usage d’herbicides de 45%.

En 2002, le gouvernement du Québec a décidé de mettre un holà à cette escalade en adoptant le Code de gestion des pesticides. Les articles qui touchent les résidences privées ne sont toutefois entrés en vigueur qu’en avril 2006. Les Québécois sont-ils prêts à se mesurer, pour la première fois, aux mauvaises herbes et aux insectes sans ce qui était devenu leurs armes de prédilection?
 
«Le Code vise les surfaces gazonnées et non les plantes ornementales, précise d’abord Sophie Rochefort, étudiante au doctorat en phytologie. Les gens qui ont déjà une belle pelouse devraient s’en tirer sans trop de mal. Par contre, ceux qui ont beaucoup de mauvaises herbes vont devoir apprendre la tolérance parce que, pour l’instant du moins, aucune méthode biologique n’a l’efficacité des herbicides chimiques pour détruire les mauvaises herbes.»

Les firmes d’entretien des pelouses vont probablement utiliser des pratiques culturales –comme l’aération des gazons et le surensemencement– pour faire face à la musique, prédit de son côté la professeure Josée Fortin, du Département des sols et de génie agroalimentaire. «Ces pratiques avaient été laissées de côté parce qu’on préférait la solution facile offerte par les pesticides. Maintenant, on n’aura pas d’autres choix que d’avoir recours à ces moyens alternatifs et à une bonne dose de tolérance.»

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Sur la route http://www.contact.ulaval.ca/article_magazine/sur-la-route-141/ Wed, 03 May 2006 05:00:00 +0000 http://testguid LOUIS DIONNE
Études à l’UL
: Médecine 1957
Profession: Chirurgien oncologue, cofondateur de la Maison Michel-Sarrazin
Lieu de résidence: Québec

    Sans la persistance et la ténacité de Louis Dionne, la Maison Michel-Sarrazin n’aurait jamais existé. Il aura…

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LOUIS DIONNE
Études à l’UL: Médecine 1957
Profession: Chirurgien oncologue, cofondateur de la Maison Michel-Sarrazin
Lieu de résidence: Québec

    Sans la persistance et la ténacité de Louis Dionne, la Maison Michel-Sarrazin n’aurait jamais existé. Il aura fallu 15 ans à ce médecin pour convraince la société québecoise et les autorités du domaine de la santé qu’on pouvait dépenser de l’argent pour une maison qui accueillerait, pour le dernier droit de leur vie, une quinzaine de malades en phase terminale de cancer. «Les gens ne comprenaient pas notre désir de consacrer temps et argent à des mourants», explique ce spécialiste du cancer, qui a pratiqué à l’Hôtel-Dieu de Québec et enseigné à l’Université Laval.

En 1969, alors qu’il participe à un congrès de médecine à Londres, Louis Dionne fait la visite du St. Christopher’s Hospice, où l’on prend soin des malades en fin de vie. C’est la révélation! Avec de nombreux collaborateurs, le Dr Dionne module le concept londonien pour en faire le modèle québécois: un lieu dont l’atmosphère familiale rappelle le domicile et permet au mourant de terminer ses jours en compagnie des personnes qui lui sont chères. «À cette époque, nous ne savions pas quoi faire avec les mourants dans les hôpitaux, déplore-t-il. Ni les infirmières ni les médecins ne recevaient de formation en ce sens. Les mourants dérangeaient.»
 
L’une des grandes satisfactions de Louis Dionne est de constater ce qu’est devenu l’établissement du chemin Saint-Louis, à Québec: un centre hospitalier privé à but non lucratif qui fait office de pionnier dans le domaine des soins aux mourants et où se pratique, en collaboration avec l’Université Laval, l’enseignement et la recherche en soins palliatifs. La philosophie de cette Maison, née en 1989, a eu beaucoup d’influence sur le milieu: 14 autres centres du même type sont maintenant en action au Québec et 12 autres sont en gestation.

«La Maison Michel-Sarrazin est un projet de société, assure le médecin. Sa mise sur pied a pu se réaliser grâce à la foi et au travail admirable de gens d’affaires, de directeurs d’hopitaux, de bénévoles – on en compte pas moins de 350 actuellement – et de donateurs.» Le Dr Dionne insiste aussi pour souligner l’apport de son épouse, Claudette Gagnon. D’ailleurs, le fonds mis sur pied à l’occasion du 25e anniversaire de la Maison porte le nom de «Claudette et Louis Dionne».


DANIEL G. VAILLANCOURT
Études à l’UL
: Philosophie 1979
Profession: Directeur adjoint, AirMédic Ambulance aérienne
Lieu de résidence: Chicoutimi

    Bossuet, Montaigne, Platon: les citations fusent à la vitesse de l’éclair de la bouche de Daniel Vaillancourt. Ce passionné a «fait ses humanités» et donne aujourd’hui dans… l’humanitaire. «Quand tu as, par exemple, transporté un petit cœur de Boston à Québec pour un enfant en attente de transplantation et que tu apprends que cet enfant est aujourd’hui en parfaite santé, tu as vraiment l’impression de participer à une œuvre formidable.» Basé à Chicoutimi, AirMédic porte secours aux personnes en détresse: depuis 2001, ses avions et hélicoptères ambulances ont effectué plus d’un millier de missions, allant du transport d’organes au transfert interhospitalier de patients, en passant par des missions de rapatriement.


CLAUDIA BERNAL
Études à l’UL
: Français 1993
Profession: Artiste multidisciplinaire
Lieu résidence: Montréal; a émigré de la Colombie en 1991

    Depuis près de 10 ans, Claudia Bernal expose ses œuvres engagées. Cette passionnée de langue et de littérature met au cœur de ses vidéos-performances-installations ses préoccupations sociales et politiques : l’influence de la mondialisation sur les cultures autochtones ou les femmes déplacées par la violence en Colombie, par exemple. «L’artiste a un rôle à jouer: au-delà de l’objet, l’art doit être action», dit-elle. Cet hiver, son exposition Monument à Ciudad Juarez, créée d’abord au Mexique, a voyagé un peu partout au Canada. Il s’agit d’un émouvant hommage aux 300 femmes qui, depuis 1999, ont été torturées et assassinées à Ciudad Juarez, ville mexicaine de transit, à la frontière des États-Unis. Ces crimes non résolus ont plongé dans la terreur les femmes de cette ville ouvrière, mais très peu attiré l’attention de l’État.


ESTELLE GÉNÉREUX, alias Souris Bouquine
Études à l’UL: Communication 1979
Profession: Comédienne, auteure, pédagogue
Lieu de résidence: Québec
Publication: Quatre livres de la collection Souris Bouquine raconte…, Éditions Lauzier Lajeunesse.

    Branle-bas à la bibliothèque! Le grand livre de la connaissance a disparu. Aidée du Chat Pitre, Souris Bouquine part à sa recherche. Saura-t-elle sauver tous les livres qui risquent de s’effacer à jamais? Depuis 1991, la lauréate 2004 du Prix d’excellence des arts et de la culture de l’Institut canadien de Québec promène ainsi sa souris violette de festivals en écoles, de salons du livre en salles de spectacle (3 000 représentations au Québec et en Europe) et transmet avec magie sa passion de la lecture aux petits de 3 à 8 ans et à leurs parents conquis.


NICOLAS DUSSAULT
Études à l’UL
: Musique 2004
Profession: Directeur artistique (Holland America Line) et enseignant
Lieu résidence: Québec

    Quand il n’est pas dans une salle de cours à enseigner la musique, ce pianiste de formation parcourt, des mois durant, les plus belles mers du monde à bord des bateaux-croisières de la Holland America Line. Dans ces salles de spectacle flottantes, il dirige l’orchestre qui accompagne chanteurs, humoristes et virtuoses invités à divertir les passagers. «Cet emploi m’amène aussi à coordonner le travail d’une vingtaine de musiciens à bord et me permet de visiter des pays sur les cinq continents. C’est vraiment merveilleux!»

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L’îlot des Palais livré aux archéologues http://www.contact.ulaval.ca/article_magazine/lilot-des-palais-livre-aux-archeologues-126/ Wed, 03 May 2006 05:00:00 +0000 http://testguid     Nouvelle-France, fin XVIIe siècle. Après une longue et éprouvante traversée de l’Atlantique, un navire marchand français double la pointe occidentale de l’île d’Orléans. Devant lui se dresse le cap Diamant, orné de quelques dizaines de maisons et de bâtiments: …

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    Nouvelle-France, fin XVIIe siècle. Après une longue et éprouvante traversée de l’Atlantique, un navire marchand français double la pointe occidentale de l’île d’Orléans. Devant lui se dresse le cap Diamant, orné de quelques dizaines de maisons et de bâtiments: Québec, centre de la jeune colonie française en Amérique.

Le capitaine fixe un édifice bien visible qui se profile à droite de la ville nouvelle, au confluent de la rivière Saint-Charles et du Saint-Laurent: le «Pallais» de l’intendant. Relativement modeste, le bâtiment de bois fait sourire par sa prétention de palais, mais l’endroit est incontournable. C’est la plaque tournante du commerce en Nouvelle-France, alors un immense territoire qui court jusqu’au pied des Rocheuses et plonge vers le golfe du Mexique, le long du Mississippi.

«Je préfère parler d’une intendance plutôt que d’un palais, car il s’agit d’un véritable complexe», précise l’archéologue Marcel Moussette, professeur au Département d’histoire et un des premiers artisans des fouilles qui sont menées à cet endroit depuis 1982.

Construit à partir de 1686, le palais est en réalité un édifice multifonctionnel. Il sert de résidence à l’intendant et on y trouve, entre autres, la salle de réunion du Conseil souverain de la Nouvelle-France, les magasins du roi, de même qu’une prison. L’intendance est aussi un lieu de pouvoir car, à l’époque, deux têtes dirigent la colonie. Le gouverneur, qui habite le Château Saint-Louis dans la haute-ville, est responsable des affaires politiques et militaires, tandis que l’intendant voit à l’économie, au commerce et à la justice.

Le site, aujourd’hui connu sous le nom de l’îlot des Palais, connaîtra de multiples fonctions en 350 ans d’histoire. Après la Conquête anglaise, sa vocation d’intendance s’effacera progressivement de la mémoire collective, non sans avoir teinté la toponymie locale. Adossé à la falaise, l’îlot se trouve non loin de la côte du Palais et à quelques pas de la gare du Palais.

Des fouilles menées par des archéologues de l’Université Laval et des dizaines d’étudiants en archéologie ont permis de cerner l’importance des lieux et surtout d’en concrétiser l’histoire. Même si l’analyse et l’interprétation d’une grande partie des découvertes réalisées à ce chantier-école restent encore à faire, les fouilles ont déjà révélé un site d’une richesse exceptionnelle. L’îlot des Palais est un petit condensé d’histoire urbaine, ponctuée d’incendies, de reconstructions et de transformations. Il témoigne de l’évolution d’une ville ainsi que de ses activités industrielles et commerciales sur plus de trois siècles.
 
«À certains endroits, s’exclame Marcel Moussette, nous avons trouvé huit niveaux d’occupation. Pour obtenir des résultats semblables, il faut généralement fouiller des sites européens qui ont une histoire d’occupation de 1000 ans.»

L’histoire rendue concrète

À une histoire connue et écrite comme celle des débuts de la colonie, l’archéologie apporte une vue plus concrète en y ajoutant les objets. Grâce à la mise au jour des fondations du premier palais, on a maintenant une idée plus juste des dimensions du bâtiment que ce qu’en disaient les plans. Ce palais faisait 67 m de longueur, sur trois étages.

Il faut savoir qu’il y avait souvent des différences importantes entre un bâtiment réalisé et les esquisses retrouvées, destinées à obtenir des subsides royaux pour la construction. Par exemple, en 1692, le plan des environs du Palais transmis à la métropole fait état d’un ambitieux bassin pouvant accueillir 300 navires. «Sept ans plus tard, sur une gravure, le bassin est devenu pratiquement une mare d’eau, ce qui semble plus près de la réalité», ironise Réginald Auger, professeur d’archéologie et responsable du chantier-école de l’Université Laval.

Les manuels d’histoire nous rappellent aussi que l’intendance était la plaque tournante de la traite des fourrures. En échange des précieuses peaux, les Français offraient aux autochtones des fusils soigneusement décorés. «Ces ornements étaient très appréciés, comme en témoignent les décorations de fusil transformées en bijoux que d’autres équipes ont trouvés dans des tombes, sur divers sites amérindiens», raconte Marcel Moussette. Or, les fouilles à l’îlot des Palais, dans les anciens magasins du roi, ont mis au jour une imposante collection de ces décorations intactes, ce qui permet d’apprécier la finesse du travail des artisans.

Les archéologues ont également extirpé du sol des médailles religieuses ainsi que des bagues de Jésuites suffisamment bien conservées pour pouvoir en étudier les motifs. Ces objets étaient offerts aux autochtones lorsqu’ils franchissaient une nouvelle étape menant à leur conversion au catholicisme. L’étude des motifs ornant les médailles est le sujet de maîtrise de Caroline Mercier. «On pensait jusqu’ici qu’il s’agissait de symboles religieux, résume-t-elle, mais on en trouve des comparables dans la France rurale de l’époque et qui auraient plutôt un sens profane.» Une histoire à suivre.

Faire parler les vestiges

Le sous-sol de l’ensemble du site renferme bien d’autres vestiges: vaisselle et ustensiles témoignant du passage du Régime français au Régime anglais, gonds, cadenas, etc. De telles pièces permettent de mieux cerner la réalité d’une époque, à condition qu’elles soient en bon état. Dans son laboratoire de restauration et de conservation logé au Petit Séminaire, Lise Jodoin traite tous ces artefacts aux petits oignons.

«L’objectif de notre intervention n’est pas de redonner à tous les objets leur lustre original», explique-t-elle. Tout dépend de l’importance archéologique de la pièce et de son état. La conservatrice mettra plus de temps à restaurer une pièce unique ou qui présente des caractéristiques particulières. «Parfois, précise-t-elle, il est préférable de laisser l’objet dans une partie de sa gangue parce que c’est la seule façon de lui conserver sa forme.»

C’est d’abord un objet archéologique ayant une valeur scientifique qu’il faut protéger, en évitant de l’interpréter trop rapidement et de modifier son allure originale, rappelle-t-elle. Ainsi en est-il d’un vase découvert à l’îlot, auquel il manque plusieurs fragments. «J’assemble seulement les morceaux qui coïncident vraiment; il est impensable de colmater les espaces vacants», explique Lise Jodoin. Une fois l’objet «stabilisé» ou restauré, il sera, selon les besoins, objet d’étude ou d’exposition. Parfois les deux. Tous ces vases, bijoux et autre ferraillerie servent également de collection de référence pour des recherches ultérieures, témoignant des pratiques d’une époque, d’une culture ou encore de techniques de fabrication.

Travail de minutie, la conservation demande parfois des interventions d’urgence sur le site même des fouilles. Lise Jodoin a notamment passé quelques jours à l’îlot pour traiter un plancher de bois du XVIIe siècle, découvert à quatre mètres sous la surface. Gorgé d’eau, le matériau aurait pu subir des dommages irréversibles en raison de sa soudaine exposition à l’air. «En s’asséchant rapidement, explique la spécialiste, le bois aurait fendu et tordu, perdant ainsi une bonne partie de son intérêt pour l’interprétation.»

Les détours de la science

Pour faire parler les objets, il faut souvent prendre de longs détours. Plusieurs disciplines contribuent à leur interprétation, comme l’entomologie, l’écologie et la dendrochronologie. «L’archéologue ne présente pas un One Man Show, insiste Réginald Auger. Il travaille en équipe où se multiplient les disciplines. Une tendance “sciences naturelles” marque l’archéologie moderne.»

Cette tendance trouve écho au chantier-école de l’îlot des Palais, d’autant que le site abonde en vestiges biologiques: noyaux de fruits, fragments de noix, os d’animaux, insectes. «Je n’ai jamais vu autant de matières organiques que lors des fouilles de l’été 2005», rapporte Réginald Auger.

Les premiers habitants jetaient une bonne partie de leurs déchets de table dans les latrines, qui font maintenant l’objet de fouilles. Une fois mis au jour, certains débris prennent le chemin du laboratoire de zooarchéologie de l’Université, où l’on tente, par exemple, d’identifier les ossements d’animaux. Certains restes confirment l’apparition du mouton sur les tables du lieu, à l’époque où Écossais et Irlandais s’y installent.
 
De son côté, Allison Bain, professeure au Département d’histoire, est une spécialiste de l’archéoentomologie. «Nous ne sommes que quelques dizaines dans le monde», mentionne-t-elle. Mme Bain a identifié des restes d’insectes –des coléoptères– qui confirment la présence d’un milieu humide et même marécageux aux environs de l’îlot des Palais. Fin XVIIe siècle, début XVIIIe, nous sommes ici aux limites de la ville de Québec. Tout près, coule la rivière Saint-Charles encore libre de remplissage.

L’archéoentomologie permet d’en apprendre beaucoup sur l’environnement naturel, mais aussi sur certaines pratiques de l’époque. Alison Bain a, entre autres, identifié des restes de la mouche d’Espagne. Aujourd’hui, l’insecte bleuté a une réputation d’aphrodisiaque –le fameux Spanish Fly– mais, à l’époque, ce n’est pas pour stimuler le peuplement de la colonie qu’on l’employait. «Il existe quelques recettes de médicaments incorporant cette mouche, précise-t-elle. On utilisait l’insecte pour accélérer la guérison de plaies et contre le mal de gorge.» La petite bestiole a probablement été importée par les colons pour subvenir à un besoin médicinal.

Découverte moins exotique, les pieux de bois des premières fortifications du palais peuvent également parler d’une époque révolue. Ces billots de cèdre (thuya) sont bien conservés. Ils font présentement l’objet d’une thèse de doctorat par Lydia Querrec du Département de géographie, réalisée en collaboration avec le Centre d’études nordiques qui apporte son expertise en dendrochronologie. Les cercles de croissance et la structure du bois ont beaucoup à dire. «Nous pourrons probablement avoir une bonne idée de la provenance des arbres dont on a fait ces pieux et peut-être même de l’état de la forêt où on les a récoltés, espère Réginald Auger. En plus, les marques laissées par les outils pourront nous révéler certaines techniques de travail des bûcherons de l’époque.»

Le patient décodage du passé

La vie en Nouvelle-France était-elle très différente de celle de la mère patrie? Du point de vue de l’entomologiste Alison Bain, pas vraiment. «On ne peut l’affirmer sans nuance, mais il n’y avait probablement pas beaucoup de différences, avance-t-elle. On avait les mêmes problèmes d’hygiène publique, par exemple avec l’habitude de jeter bien des déchets à la rue. Il était aussi courant, ici comme en France, de sentir un petit crunchy dans le pain.» Les petits insectes donnaient du croustillant à l’ordinaire…

L’îlot des Palais commence à peine à livrer ses secrets. L’aventure n’est pas terminée, car le site est riche d’une multitude de vestiges témoignant de 350 ans d’occupation, donc d’époques, de cultures et d’usages variés. Il reste à tout identifier, à en déduire la signification, à interpréter en établissant des parallèles entre les objets d’ici et d’ailleurs. Un travail de longue haleine auquel les étudiants des cycles supérieurs apporteront une contribution appréciable au fil des stages et des thèses.
 
De déductions en hypothèses qu’il faut vérifier mille et une fois, «l’archéologue travaille lentement», prévient Réginald Auger.

***
350 ANS D’OCCUPATION URBAINE

    L’occupation du site de l’îlot des Palais commence en 1669, alors que l’intendant Jean Talon y fait construire une brasserie. L’homme espère ainsi stimuler la culture de l’orge et du houblon tout en réduisant la consommation de vin. Ce dernier, importé de la métropole, était plutôt dispendieux. L’entreprise, qui ne sera jamais rentable, cesse ses activités en 1675.

En 1686, on ajoute une grande section à la brasserie laissée en plan. Le tout formera le premier palais de l’Intendant, adossé à ce qui est aujourd’hui la rue Saint-Vallier Est. L’édifice de bois est détruit par un incendie en 1713. Trois ans plus tard, un second palais de l’Intendant est construit tout en pierre un peu plus au nord, vers la rivière, mais toujours sur le même site. Sur les vestiges du premier palais, on érige les magasins du roi.

En 1725, le second palais est incendié et reconstruit. Il résiste aux échanges de tir entre Anglais et Français, en 1759, mais les environs sont dévastés par le feu lorsque le chevalier de Lévis contre-attaque, en 1760. Il sert ensuite de demeure aux soldats britanniques avant d’être incendié en 1775, alors que les troupes américaines de Benedict Arnold l’occupent.

On érige ensuite, sur le site, un logis pour les cochers et une écurie pour les chevaux du roi. En 1845, un incendie ravage le quartier Saint-Roch et rase tous les bâtiments de l’îlot. Curieux retour des choses, en 1852, Joseph Boswell achète ce qui reste des bâtiments pour ériger une brasserie. On y fabrique d’abord la bière Boswell, puis la Dow jusqu’en 1968.

Terrain vacant, le site sera acheté par la Ville de Québec qui y installera un centre d’initiation à l’histoire dans les voûtes de la brasserie, qui sont en fait les vestiges du second palais. Aujourd’hui, on peut y visiter le centre d’interprétation L’Îlot des Palais, consacré à l’histoire des lieux.

 D’ici à l’été 2008, le site devrait se refaire une beauté puisque la Ville veut le mettre davantage en valeur pour les célébrations du 400e anniversaire de Québec. Le tout reste cependant à préciser.

***
CHANTIER-ÉCOLE : FOUILLER POUR APPRENDRE

    Dès 1982, l’îlot des Palais a servi de chantier-école pour les étudiants en archéologie de l’Université Laval. De 1991 à 1999, le chantier s’est déplacé à l’îlot Hunt puis au Domaine Maizeret, avant de revenir à l’îlot en 2000. Chaque printemps, des étudiants de premier cycle y font l’expérience des fouilles. Mais ce qui rend vraiment originale la formule de ce chantier-école est qu’elle permet, en plus, à des étudiants de deuxième cycle d’effectuer un stage de direction d’une fouille archéologique.

«Nous apprenons toutes les étapes d’un chantier de fouilles, de la demande de permis à la rédaction d’un rapport, en passant par la commande du matériel», résume Nathalie Gaudreau, étudiante à la maîtrise. Le tout se fait sous le regard de deux professeurs d’archéologie. «Mais c’est à eux de prendre les décisions: c’est leur chantier», précise Réginald Auger.

D’une durée de cinq semaines, ce stage confère au programme de maîtrise un caractère professionnel indéniable. Au Québec, il faut détenir un diplôme de deuxième cycle pour diriger des fouilles, et le stage lui ajoute de la valeur. «C’est bénéfique, parce que la plupart des employeurs privilégient les diplômés qui ont déjà une expérience», remarque Caroline Mercier. «Même pour poser sa candidature au doctorat, renchérit Étienne Taschereau, l’expérience de terrain est un atout.»

Mais ce travail au chantier-école est exigeant. Il faut, entre autres, apprendre à gérer une équipe de techniciens –pour la plupart des étudiants de premier cycle qui découvrent la réalité d’un chantier de fouilles, avec sa poussière, sa chaleur, ses odeurs… «Ce n’est pas toujours évident de les convaincre de fouiller dans des latrines encore nauséabondes», mentionne Nathalie Gaudreau, qui estime que le stage renforce beaucoup la confiance des apprentis-directeurs.

Ce stage comporte aussi un volet de vulgarisation auprès du grand public qui permet aux étudiants de partager leur passion pour l’archéologie. Et ils en ont à revendre! «Les gens connaissent peu l’archéologie québécoise et encore moins la nature de notre travail, remarque Étienne Taschereau avec un fond de militantisme partagé par ses deux collègues. Mais les échanges sont intéressants et le public acquiert une sensibilité accrue à l’importance du patrimoine archéologique qui les entoure.»

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En un éclair http://www.contact.ulaval.ca/article_magazine/en-un-eclair-142/ Wed, 03 May 2006 05:00:00 +0000 http://testguid ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE

    L’ADUL tiendra son assemblée générale annuelle, le jeudi 12 octobre, à 17h30. Tous les membres sont invités à profiter de cette occasion pour poser des questions ou pour apporter des suggestions concernant le fonctionnement de leur…

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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE

    L’ADUL tiendra son assemblée générale annuelle, le jeudi 12 octobre, à 17h30. Tous les membres sont invités à profiter de cette occasion pour poser des questions ou pour apporter des suggestions concernant le fonctionnement de leur Association! Nous vous y attendons en grand nombre. Le lieu sera précisé dans la prochaine parution du magazine, en septembre.


POSTES AU CONSEIL D’ADMINISTRATION


    Cinq (5) postes d’administrateurs seront à pourvoir lors de l’assemblée générale d’octobre prochain. Ces postes sont actuellement occupés par des administrateurs qui sont rééligibles. La durée du mandat est de deux (2) ans. Tout membre de l’Association des diplômés peut proposer un candidat au moyen d’un bulletin de mise en candidature, signé par au moins cinq (5) membres partenaires ou à vie de l’ADUL et remis avant le 30 juin à 17h. Seuls les détenteurs de la carte de membre partenaire de l’ADUL peuvent être administrateurs. On peut se procurer le bulletin de candidature à www.adul.ulaval.ca/sgc/assemblee ou en communiquant au (418) 656-3242.


LES ÉTUDIANTS REMERCIENT LES DIPLÔMÉS À LA RETRAITE

    Les membres du Comité des diplômés retraités de l’Université Laval (CODRUL), l’un des réseaux de l’Association des diplômés, ont décidé d’égayer la vie des quelque 600 étudiants qui passent la période des Fêtes sur le campus. Chacun de ces résidants a ainsi reçu un sac-cadeau, assemblé par les retraités eux-mêmes, contenant une vingtaine de gâteries et objets d’usage courant: des sacs de bonbons, de croustilles et de café, un exemplaire du magazine L’actualité, des tubes de crème à main et de mousse nettoyante, etc.

«L’idée n’était pas de leur offrir des objets de grande valeur, mais plutôt de démontrer que des gens pensent à eux, à un moment où la majorité déserte le campus pour aller retrouver famille et amis afin de célébrer», explique Roselle Lehoux-Dubé, présidente du Comité des diplômés retraités.

«Nous sommes extrêmement reconnaissants de cette initiative, commente Marie-Josée Dallaire, responsable des relations avec les étudiants au Service des résidences. Les étudiants ne peuvent qu’être très touchés par ce geste. Il ne faut pas oublier que s’ils demeurent ici pendant les Fêtes, c’est généralement parce qu’ils n’ont pas la chance de retourner dans leur pays et que leurs contacts hors campus sont très réduits, voire inexistants. Ils ne connaissent donc personne qui pourrait les accueillir durant ces jours de festivités.» La distribution a eu lieu le 28 décembre au Grand Salon du pavillon Alphonse-Marie-Parent. Lors de cette fête, il y a également eu tirage d’une quarantaine de présents offerts par des membres du CODRUL.


ENTRETIENS DES GRANDS DIPLÔMÉS

    Dans le cadre de sa série «Les entretiens des Grands diplômés de l’Université Laval», l’ADUL a invité, au cours de l’automne 2005 et de l’hiver 2006, les étudiants et les membres de la communauté universitaire à venir entendre six des huit récipiendaires du Prix Grands diplômés de l’Université Laval 2005. Ces prix soulignent le mérite exceptionnel de diplômés qui se sont illustrés au cours de leur carrière. Pour la plupart animés par Josée Turmel (Communication publique 1991), présentatrice du Grand Journal de TQS, les entretiens ont été l’occasion d’entendre Jean-Paul Gagné (Sc. sociales 1968; Sc. de l’administration 1980), Pauline Champoux-Lesage (Sc. de l’éducation 1965 et 1972; Lettres 1979), Raymond Laflamme (Sciences 1983), Réjean Thomas (Médecine 1978), Louise Bellavance (Sc. sociales 1991) et Pierre Thibault (Architecture 1982). Ces rencontres très appréciées ont permis aux étudiants d’entendre parler de cheminements de carrière hors du commun et de côtoyer des modèles.

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Archéologie: trois chantiers «coup de coeur» http://www.contact.ulaval.ca/article_magazine/archeologie-trois-chantiers-coup-de-coeur-127/ Wed, 03 May 2006 05:00:00 +0000 http://testguid SYRIE: LA CÉRAMIQUE À LA BARRE DES TÉMOINS

    Depuis 1998, Marie-Claude Boileau (Archéologie 1997 et 2002) participe, en tant que céramologue et surveillante de chantier, à des fouilles archéologiques sur le site de Tell Acharneh. Ce projet,…

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SYRIE: LA CÉRAMIQUE À LA BARRE DES TÉMOINS

    Depuis 1998, Marie-Claude Boileau (Archéologie 1997 et 2002) participe, en tant que céramologue et surveillante de chantier, à des fouilles archéologiques sur le site de Tell Acharneh. Ce projet, situé en Syrie intérieure, est dirigé par l’Université Laval en codirection avec la University of British Columbia.

D’une impressionnante superficie –70 ha ayant livré plus de 80 000 tessons de céramique à ce jour– le site témoigne d’une longue occupation au cours des âges du Bronze et du Fer (2400 à 720 avant JC) ainsi que de plus courtes durant la Première croisade (XIIe  siècle) et l’époque ottomane (XVIIe siècle). «Comme cela arrive souvent en archéologie, c’est l’étude générale des tessons trouvés qui nous a permis de confirmer les différentes occupations de ce site», explique l’archéologue rattachée à la British School at Athens (Grèce).

Sur le terrain, Marie-Claude Boileau trie, étudie, catalogue et dessine les tessons recueillis à divers niveaux d’occupation. De retour en laboratoire avec certains échantillons, elle procède à leur analyse. «Je m’interroge sur les étapes de production des céramiques, sur leur circulation et sur l’organisation socio-économique et politique de la société qui les a produites et utilisées. Mon approche est essentiellement technologique, car j’étudie le processus complet de fabrication au moyen de techniques empruntées à des disciplines scientifiques, notamment à la géologie et à la chimie.»

Ses analyses lui ont permis de caractériser les pâtes utilisées pour la confection des objets en céramique et de comparer leurs composantes à la géologie de la région. Elle a ainsi pu déterminer que certaines catégories de céramique étaient produites localement, alors que d’autres avaient été importées. Elle a aussi pu identifier les techniques utilisées lors du façonnage et de la finition des pots. «L’existence, sur un même site, de diverses matières premières et techniques de façonnage témoigne du travail de différents ateliers et potiers qui interagissaient dans l’économie de la région.»


ARMÉNIE : LES PREMIERS OUTILS DÉCODÉS

    Jacques Chabot (Études anciennes 1991 ; Archéologie 1993 et 1999) travaille depuis 1999 au sein de la Mission Caucase. Ce projet de fouilles en Arménie compte plusieurs partenaires internationaux, dont l’Université Laval, où il enseigne.

Dans deux villages préhistoriques (5 600 avant JC), son groupe a recueilli quelque 20 000 outils en obsidienne –du verre volcanique taillé pour obtenir des outils tranchants. Le spécialiste des outils préhistoriques en rapporte chaque année des spécimens à son laboratoire de l’Université, afin de déterminer les méthodes de fabrication et la fonction de ces objets.

«Ces sites figurent parmi les premiers villages agricoles au monde. En l’absence de connaissances métallurgiques, la meilleure façon d’obtenir un outil très tranchant était de tailler de la pierre», explique l’archéologue. Or, les résultats de ses analyses lui ont permis de faire une découverte étonnante: les outils avaient été débités par pression au levier, le summum de la taille de la pierre, une technique qu’on croyait apparue vers 3 200 avant JC en Mésopotamie. «Ceci fait reculer l’apparition de ce procédé de 2 000 ans, ce qui est une découverte majeure, s’exclame Jacques Chabot. Nous étudions les premières technologies de l’histoire de l’humanité!»


HABITATIONS CIRCULAIRES EN AMÉRIQUE

    Parmi ses meilleurs souvenirs professionnels, Steve Douville (Bac général 1999 ; Archéologie 2003) retient les fouilles effectuées, en 2000 et 2001, avec une équipe d’archéologues de la Colorado State University. Le site se trouvait sur la base militaire Fort Drum (New York). Les 37 tranchées de 5m x 5m alors réalisées ont permis à son groupe d’exposer une grande partie de ce qui constituait un village de la culture de Point Peninsula. Ce groupe amérindien peuplait une partie de l’État de New York et de l’Ontario à l’époque du Sylvicole moyen (de 400 avant JC à 1000 de notre ère).
 
«En plus de nombreux outils de pierres et des tessons de la poterie typique de cette culture, nous avons fait la découverte de traces de pieux indiquant la présence de plusieurs habitations circulaires», explique l’archéologue qui réside maintenant en Colombie-Britannique. En raison de la très grande quantité d’éclats trouvés, différents secteurs du site ont été identifiés comme lieux de production d’outils de pierre. «Chacun était situé à l’arrière d’une habitation dont le foyer se trouvait, quant à lui, devant l’entrée, précise-t-il. De cette façon, les éclats n’étaient pas dans un endroit passant, ce qui diminuait les risques de blessures. Ceci nous indique que le site n’était pas exclusivement dédié à la production, comme c’est généralement le cas.»
 
L’analyse de résidus présents sur certains outils a par ailleurs fourni plusieurs informations sur le type d’alimentation et sur les espèces chassées à cette époque. C’est le cerf qui a été l’espèce animale la plus représentée.

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Du côté des clubs http://www.contact.ulaval.ca/article_magazine/du-cote-des-clubs-143/ Wed, 03 May 2006 05:00:00 +0000 http://testguid DES BÉNÉVOLES BIEN OUTILLÉS!

    Le Club des diplômés au KRTB (Kamouraska, Rivière-du-Loup, Témiscouata et les Basques) est animé d’un nouveau souffle depuis que Noël Thériault (Pédagogie 1971) a pris la présidence du Club, à l’automne 2005. Depuis,…

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DES BÉNÉVOLES BIEN OUTILLÉS!

    Le Club des diplômés au KRTB (Kamouraska, Rivière-du-Loup, Témiscouata et les Basques) est animé d’un nouveau souffle depuis que Noël Thériault (Pédagogie 1971) a pris la présidence du Club, à l’automne 2005. Depuis, M. Thériault a recruté une dizaine de bénévoles aux quatre coins du territoire afin de décentraliser les activités offertes aux diplômés de cette région.

Un premier groupe de bénévoles a reçu une formation de la coordonnatrice des clubs, Geneviève Desbiens. Cette formation visait à les outiller pour l’atteinte de certains objectifs propres aux clubs : réseautage des membres, renforcement du sentiment d’appartenance et représentation de l’Université Laval dans leur région.


SHOWMATH DANS LES CLUBS


    L’Association a présenté récemment le spectacle-conférence ShowMath dans six de ses clubs de diplômés du Québec. Cette fabuleuse aventure mathématique et humoristique était animée par Jean-Marie De Koninck (Mathématiques 1970). Professeur de mathématiques à l’Université et fondateur de l’Opération Nez rouge, M. De Koninck a reçu le prix «Scientifique de l’année 2005», décerné par la Société Radio-Canada.


CONFÉRENCES SUR LA NUTRITION


    L’automne 2005 a été l’occasion d’une tournée de 10 conférences dans différents clubs du Québec sur un sujet de l’heure: la nutrition. La réputée conférencière Hélène Baribeau a alors parlé des aliments aux vertus préventives et curatives ainsi que des aliments qui nuisent à la santé.


CHOCOLAT CHAUD SUR GLACE


    L’activité de patin sur glace, proposée par le Club à Québec en janvier dernier, a grandement plu aux tout-petits et à leurs parents. La mascotte des clubs sportifs du Rouge et Or, Victor, a même rendu visite aux patineurs en herbes, histoire de déguster un chocolat chaud en bonne compagnie.


COCKTAILS DE LA FACULTÉ DE DROIT


    Les clubs de diplômés à Québec et à Montréal, conjointement avec la Faculté de droit, ont tenu deux cocktails pour les diplômés de cette faculté, au cours de l’automne 2005. Ces rencontres amicales ont été l’occasion de procéder au lancement du livre Le droit comme discipline universitaire: une histoire de la Faculté de droit de l’Université Laval, écrit par Sylvio Normand (Archéologie 1977 et 1980; Droit 1982 et 1986), professeur à cette faculté. Ces deux activités ont permis de réunir des diplômés et des professeurs, en présence du doyen de la Faculté, André Lareau. Des rencontres de réseautage fructueuses!


DEUX CLUBS ET TROIS BOURSIÈRES


    Le 5 janvier dernier, le Club des diplômés en Outaouais remettait une bourse de 500$ à Vicky Legros, une étudiante originaire de cette région qui s’est démarquée par l’excellence de son dossier universitaire. Tout en poursuivant ses études en pharmacie, la jeune femme préside le KIÉPUL (Kiosques d’information des étudiants en pharmacie de l’Université Laval), lauréat au concours Forces AVENIR 2005 dans la catégorie «Projet avenir santé». Vicky Legros est aussi bénévole pour la Société canadienne du cancer et a déjà planté ses racines professionnelles en Outaouais par son travail d’été dans une pharmacie de Gatineau.

Deux autres bourses de 500$ provenant du Club des diplômés au KRTB ont également été remises en janvier à Hélène Gagnon (Kamouraska), étudiante en nutrition, et à Caroline Lagacé (Basques), étudiante en enseignement préscolaire et primaire.



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Félix Maltais, 100% Débrouillard http://www.contact.ulaval.ca/article_magazine/felix-maltais-100-debrouillard-128/ Wed, 03 May 2006 05:00:00 +0000 http://testguid     Félix Maltais est le Guy A. Lepage des ouvrages de vulgarisation scientifique pour enfants. Enfin presque… Son Un gars, une fille, c’est Le Petit Débrouillard. Traduit en anglais, en tchèque, en slovaque et en espagnol, ce livre paru en …

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    Félix Maltais est le Guy A. Lepage des ouvrages de vulgarisation scientifique pour enfants. Enfin presque… Son Un gars, une fille, c’est Le Petit Débrouillard. Traduit en anglais, en tchèque, en slovaque et en espagnol, ce livre paru en 1981 est à l’origine des Clubs des petits débrouillards, répandus à travers la planète. Mais le fondateur n’a pas fait de gros sous avec ses droits d’auteur. Il était bien trop content de fermer les yeux sur des éditions pirates…

«Je ne suis pas un homme d’affaires», avoue Félix Maltais (Sociologie 1975), à la tête des Publications BLD, la société éditrice du mensuel Les Débrouillards. N’empêche, il peut se targuer d’avoir lancé, en 1982, le premier magazine de vulgarisation scientifique pour enfants au Québec. Destinés aux 9-14 ans, Les Débrouillards compte aujourd’hui 25 000 abonnés –sans compter ceux de son petit frère, Les Explorateurs. Avec ce dernier, publié depuis 2001, les 7-9 ans prennent aussi part au vaste mouvement d’éducation scientifique des Débrouillards, qui fête cette année ses 25 ans.

«Les Débrouillards, c’est toute sa vie», dit son grand ami Jacques Goldstyn, illustrateur du magazine. À 59 ans, Félix Maltais peine d’ailleurs à s’imaginer en retraité. Chaque mois, il prend la plume du professeur Scientifix pour écrire un petit mot à ses fidèles. Mais il ne faut pas le dire aux jeunes lecteurs, qui sont persuadés que le prof existe. «Félix prend son rôle de Scientifix au sérieux, souligne Jacques Goldstyn. Il a donné une personnalité au professeur. Tous deux ont d’ailleurs la même date de fête [29 juin] et font du vélo.»

Malgré ses nombreuses responsabilités administratives, Félix Maltais ne peut s’empêcher de participer aux différentes étapes de production du magazine. Il se mêle de tout: du sujet de la bande dessinée de Goldstyn à la typographie utilisée par la graphiste! Têtu, il a la réputation de défendre ses idées avec ardeur.  Mais c’est très difficile de se choquer contre lui, remarque Pascal Lapointe, rédacteur en chef de l’Agence Science-Presse, copropriétaire des Publications BLD. Il est éminemment sympathique!»
 
Le regard allumé d’un enfant

L’éditeur des Débrouillards n’est jamais vraiment sorti de l’enfance. «Il a la candeur et le regard allumé d’un enfant, relève Jacques Goldstyn. Il se met dans la peau des jeunes sans faire d’efforts.» Lorsque Félix Maltais parle de sa passion du vélo, on l’imagine enfourcher sa première bicyclette dans les rues de Québec, où il est né. Même si ses cheveux gris se chargent de nous rappeler que le temps a filé… «Faire du vélo est le premier instant de liberté d’un enfant, dit le cycliste, aujourd’hui propriétaire d’un Marinoni. Lorsqu’on est capable de pédaler, on n’est plus confiné aux alentours de la maison. On peut aller loin et revenir pour le souper.»
 
Si Félix Maltais est demeuré si près du monde des enfants, c’est peut-être parce qu’il n’a pas eu la chance d’en avoir. Les jeunes ont toujours fait partie de sa vie. Pendant près de 15 ans, il a été Grand Frère, a entraîné des équipes de soccer et a accueilli des enfants en difficulté dans le cadre d’une famille d’accueil de fin de semaine. Il a aussi pris sous son aile les deux filles d’une ex-conjointe.

Ce qui l’a poussé à lancer le mouvement des Débrouillards n’est pourtant pas la passion des enfants. Ni celle de la science. Gamin, il prend plaisir à faire les expériences de son livre Les sciences amusantes et mystérieuses, et emprunte à son père le magazine de science appliquée Mécanique populaire. «Mais mon intérêt pour le sujet n’était pas assez grand pour faire une carrière scientifique», dit-il.
 
Jeunesse tumultueuse

Le journalisme, la politique et la culture l’attirent davantage. En 1965, il entame donc un baccalauréat en sociologie à l’Université Laval et s’implique dans le journal étudiant, Le Carabin, dont il deviendra directeur. C’est l’époque de la Révolution tranquille, de la guerre du Vietnam et du militantisme. «La cause première de notre équipe de rédaction, c’était l’indépendance du Québec», dit Félix Maltais, qui juge maintenant le combat dépassé.

Durant la crise d’octobre (1970), le jeune homme est emprisonné pendant 11 jours, «dont deux à l’eau et au gruau après l’assassinat de Pierre Laporte». Quelques mois auparavant, il a séjourné à la Maison du Pêcheur, un lieu de rassemblement du Front de libération du Québec, situé à Percé. «J’ai abouti là par hasard, lors d’un voyage sur le pouce, raconte-t-il. Ça sentait le trouble. Évidemment j’y suis resté!»

Ces événements passés, Félix Maltais déménage à Montréal, d’où il complétera les quelques crédits qui manquent à l’obtention de son baccalauréat de l’Université Laval. Il occupe alors différents emplois, dont celui de directeur de l’information à la Fédération québécoise du loisir scientifique, qui chapeaute des clubs d’astronomie, de mycologie, d’ornithologie et de botanique. «Travailler avec des mordus m’a redonné le goût des sciences», se rappelle-t-il.

Le prof Scientifix est né

En 1978, l’Association des communicateurs scientifiques du Québec lui confie une mission: créer l’Agence Science-Presse (ASP; à l’époque nommée Hebdo-Science), pour alimenter des médias régionaux en nouvelles scientifiques. «Dès la première année, deux journaux m’ont demandé des articles pour les jeunes, se souvient-il. Je me suis dit que l’idée n’était pas bête.»
 
Il ne lui en fallait pas plus pour donner naissance au professeur Scientifix. Les chroniques et expériences hebdomadaires du vieux savant suscitent un tel intérêt qu’on les rassemble dans un livre, Le Petit Débrouillard. «On a écoulé les 5 000 premiers livres en six mois!» Depuis 1981, environ 60 000 exemplaires de l’ouvrage publié en français ont été vendus.

«Félix est vraiment un pilier de la vulgarisation scientifique au Québec», juge Pascal Lapointe. En 2000, Jacques Goldstyn et lui ont d’ailleurs reçu le Prix Michael-Smith pour la promotion de la science, de la part du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.

C’est que Félix Maltais ne s’est pas contenté de publier Le Petit Débrouillard et les autres recueils d’expériences du professeur Scientifix. Comme directeur de l’ASP, en collaboration avec le Conseil de développement du loisir scientifique (CDLS), il a lancé le mouvement des Débrouillards: magazine, activités sur le terrain par l’entremise des clubs et, plus tard, site Internet et émission de télévision. La convergence n’est pas une invention de Quebecor!
 
«Grâce à cette approche, chaque médium du groupe annonce les activités des autres, dit Félix Maltais. Cela nous permet de rejoindre plus d’enfants. Tous n’aiment pas la lecture.» Depuis 1994, le magazine Les Débrouillards appartient à 50% à la maison d’édition française Bayard, détenue par la congrégation des Augustins de l’Assomption; les autres actionnaires sont toujours l’ASP et le CDLS, tous trois regroupés sous la bannière des Publications BLD.

Vivre avec ses principes

Malgré ce lien avec une grande maison d’édition, Félix Maltais doit batailler pour que ses magazines survivent dans la jungle médiatique actuelle. D’autant qu’il ne peut compter sur les annonceurs pour renflouer ses coffres, puisqu’il refuse toute publicité de malbouffe ou de céréales sucrées. «Nous n’acceptons que les produits qu’on serait fier de présenter à nos enfants», précise-t-il.

Pour respecter ses principes, l’éditeur doit recourir au système D. Sa dernière idée? Sport Débrouillards, une édition spéciale publiée en décembre, en prévision des Jeux Olympiques de Turin. «Le sport favorise la santé, éloigne les enfants des jeux vidéo et leur transmet de belles valeurs, comme l’esprit d’équipe, le dépassement de soi et la camaraderie entre compétiteurs», souligne Félix Maltais. Un autre hors-série, sur l’art, sera lancé cet automne. «On doit ouvrir les jeunes à d’autres genres de musique que ceux présentés à Star Académie», croit l’amateur de peinture et de musique classique.

Félix Maltais déplore que la télévision publique fasse de moins en moins de place à l’information scientifique. «Il n’y a aucune émission de science pour les jeunes, dit-il. Découverte est pourtant populaire auprès des familles.» A-t-on besoin d’ajouter qu’il s’affaire à ressusciter son émission Les Débrouillards? Et qu’il n’abandonnera pas ses apprentis scientifiques, même à la retraite?

N’empêche, le futur retraité a d’autres projets. «Me perfectionner aux échecs et en espagnol, voyager, assister à plus de concerts classiques, courir un deuxième marathon, assister à un match de soccer du Manchester United contre le Arsenal à Londres et… écrire un livre.» Son titre est déjà trouvé: Pourquoi je ne suis plus séparatiste (en référence à celui de Marcel Chaput, Pourquoi je suis séparatiste). «Je veux expliquer mon cheminement, et celui du Québec dans le monde, à tous ceux que j’ai pu autrefois convaincre que l’indépendance était une bonne idée!» Et ce sera signé Félix Maltais. Pas Scientifix…

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Rabais et privilèges http://www.contact.ulaval.ca/article_magazine/rabais-et-privileges-144/ Wed, 03 May 2006 05:00:00 +0000 http://testguid DES ÉCONOMIES AU CINÉMA LE CLAP!

    Les cinéphiles qui habitent la région de Québec peuvent désormais obtenir leurs billets à tarif réduit au cinéma Le Clap : livret de six billets au prix spécial de 34$ (taxes comprises). En plus…

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DES ÉCONOMIES AU CINÉMA LE CLAP!

    Les cinéphiles qui habitent la région de Québec peuvent désormais obtenir leurs billets à tarif réduit au cinéma Le Clap : livret de six billets au prix spécial de 34$ (taxes comprises). En plus du tarif concurrentiel, ces billets sont valides en tout temps et ne comportent aucune date d’échéance. Au verso du billet, figure un coupon-rabais de 1,50$ applicable à l’achat d’un maïs soufflé et d’une boisson gazeuse de formats moyens. Commandez en ligne à www.adul.ulaval.ca/sgc/achat ou par téléphone au 1 800 463-6875, (418) 656-3242.


À LA RECHERCHE D’EMPLOYÉS OU DE STAGIAIRES?

    L’équipe de conseillers en emploi du Service de placement de l’Université Laval vous accompagne dans la planification de votre relève et vous guide dans votre processus de recrutement, où que vous soyez au Québec. Le Service de placement a accès à une impressionante banque de candidatures et vous met en contact avec des milliers d’étudiants et de diplômés de plus de 400 programmes d’études. En outre, il affiche vos offres de stage et d’emploi, de même qu’il prend en charge la logistique entourant le processus de sélection de candidats. Bénéficiez de l’expertise des spécialistes en emploi du Service de placement pour des résultats concluants! Information : (418) 656-3575 ou www.spla.ulaval.ca


TD MELOCHE MONNEX: ENCORE PLUS CONCURRENTIEL!

    Depuis la fin de 2005, les diplômés qui détiennent des polices d’assurance chez notre partenaire TD Meloche Monnex bénéficient, en raison de l’expérience favorable des dernières années et de leur bonne conduite, d’une baisse moyenne de tarif de 6,9% en assurance automobile et de 6,7% en assurance habitation. De quoi réjouir les actuels et les nouveaux assurés! Information: 1 877 777-7136 ou, pour obtenir une soumission en ligne: www.melochemonnex.com/fr/group/adul.


PROCUREZ-VOUS VOTRE MAXI-GOLF 2006!


    Profitez d’un tarif spécial sur le livret Maxi- Golf, soit 20,50$ au lieu de 24,95$, taxes en sus. Le Maxi-Golf offre des rabais pouvant aller jusqu’à 50% sur des droits de jeu dans plus de 150 terrains du Québec. Plusieurs terrains de golf offrent leur rabais 7 jours sur 7. Pour réserver votre exemplaire, composez à Québec le (418) 656-3242 ou le 1 800 463-6875 et, à Montréal, le (514) 842-5012, poste 8170. Pour ceux qui souhaitent recevoir leur Maxi-Golf 2006 à la maison, ajoutez 2,75$ de frais de poste et de manutention.


DES ÉCONOMIES RECORD

    Lors de son opération 2005 de prévente de billets de ski, l’ADUL a franchi le cap des 10 000 billets vendus. Ce sont 873 membres partenaires qui ont bénéficié de rabais alléchants, consentis par une vingtaine de stations, ce qui constitue une augmentation de 50% par rapport au nombre d’acheteurs en 2004.

Les détenteurs de la carte ont donc fait, en cette quatrième année d’achat de billets en prévente, une économie moyenne de 10,73$ par billet, et une économie totale moyenne de 122,95$ par acheteur.
De tels chiffres démontrent bien que les sommes épargnées avec cette promotion de ski remboursent à elles seules (et largement!) le coût de la carte de membre partenaire.

Pour obtenir votre carte de membre partenaire: www.adul.ulaval.ca/sgc/achat ou 1 800 463-6875, (418) 656-3242.

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L’attrait de l’exotisme http://www.contact.ulaval.ca/article_magazine/lattrait-de-lexotisme-129/ Wed, 03 May 2006 05:00:00 +0000 http://testguid     Ils viennent d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Europe, d’Amérique latine et du Canada. Tout les prédisposait à ne jamais se rencontrer, sauf deux choses. La première, ils ont choisi d’étudier ou d’enseigner à l’Université Laval. La seconde, ils partagent le même…

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Ils étaient 24 lorsque le cours offert par le Service des activités sportives a commencé, en janvier. Une quinzaine de vaillants sont restés jusqu’en fin de session. Leur camaraderie est fondue dans les ecchymoses et soudée dans la glace. «Pour les étudiants étrangers, le patinage fait partie de l’exotisme du Québec: par le biais des médias, ils connaissent des patineurs de vitesse et des joueurs de hockey québécois», observe l’une des monitrices, Isabelle Darisse.

Les premiers cours sont assez ardus, reconnaît-t-elle. «Les étudiants ont peur de tomber et ils sont crispés comme des fourchettes. Le simple fait de se tenir debout sur leurs patins constitue pour eux un défi.»

C’est le cas de Mustapha Ouhimmou. Pourtant, l’étudiant au doctorat en génie mécanique pourrait décomposer toutes les forces qui interviennent dans les mouvements du patinage. «Je connais la théorie, mais la pratique c’est autre chose», lance le jeune homme originaire du Maroc. Est-il plus du type patin artistique ou patin de vitesse? «Le patin d’équilibre me suffit», lance-t-il, tout sourire.

Mohammad Abtahi, lui, est clairement du type patin artistique. «J’ai toujours aimé regarder les compétitions à la télé: ça me fascinait, mais je n’ai jamais eu la chance de patiner auparavant, explique le stagiaire postdoctoral en génie électrique. Il faut dire que les patinoires sont rares en Iran.»

Pour plusieurs, les progrès accomplis au cours de la session sont spectaculaires. Les autres n’ont pas dit leur dernier mot: l’une des participantes s’inscrira au cours pour débutants une quatrième fois cet automne!

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Activités et nominations http://www.contact.ulaval.ca/article_magazine/activites-et-nominations-145/ Wed, 03 May 2006 05:00:00 +0000 http://testguid …voyez le calendrier des activités et les nominations sur le site de l’Association des diplômés

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calendrier des activités et les nominations sur le site de l’Association des diplômés

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